La dermatite miliaire du chat

 

La dermatite miliaire du chat n'est pas un diagnostic en soi ...

 

Dermatite miliaire du chat
Photo d'une dermatite miliaire féline

 

La dermatite miliaire du chat est l'un des principaux syndromes dans cette espèce, même si elle est l'un des moins fréquents. Autrement dit, elle n'est que la manifestation d'une dermatose sous jacente, mais ne constitue en aucun cas un diagnostic. Ainsi, une fois son observation faite, cela ne doit pas se traduire par un simple traitement symptomatique, notamment corticoïde, mais bel et bien par une exploration complète pour en déterminer la ou les causes. Parmi celles-ci, les plus fréquentes sont les dermatites allergiques, notamment l’allergie aux piqûres de puces ou l'allergie alimentaire, certaines dermatoses parasitaires comme la cheylétiellose, l'otacariose disséminée, la démodécie féline, les phtirioses, les trombiculoses, certaines dermatoses auto-immunes comme le pemphigus folaicé, les teignes félines, ou encore les causes nutritionnelles.

 

Visuellement, la dermatite miliaire féline se caractérise par de multiples petites lésions papulo-croûteuses de la taille d'un grain de mil, le plus souvent prurigineuses, localisées (ligne du dos, face, cou) ou généralisées. Cela donne l'impression de toucher un pelage dans lequel on aurait saupoudré du gros sel. Cette sensation étant causée par les multiples croutelles présentes sur la peau de l'animal. Dans un premier temps, ces lésions crouteuses peuvent tout à fait passer inaperçues, ne serait ce que de l'absence de perte de poils qu'elles entraînent initialement. Puis, du fait de l'aggravation progressive voire du léchage occasionné, une alopécie plus ou moins circonscrite peut apparaître.

 

Histologiquement, on observe une spongiose multifocale, une exocytose neutrophilique et éosinophilique associée à des croûtes sérocellulaires et des zones de nécrose épidermique. Le derme est infiltré par des polynucléaires éosinophiliques et des mastocytes.

 

Une fois le diagnostic clinique de ce syndrome posé, il est essentiel d'en déterminer la cause. En effet son traitement est symptomatique mais avant tout étiologique. Il conviendra donc de récupérer l'anamnèse et les commémoratifs complets, et en fonction des hypothèses diagnostiques il faudra réaliser des raclages cutanés, un trichogramme ou encore un test à l'acétate adhésive. Il peut également être nécessaire de réaliser un régime d'élimination.


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